À la recherche de nos cousins Franco-Américains

Le phénomène de l’émigration des Canadiens-Français aux États-Unis dans le dernier tiers du 19ième siècle a été pour moi un sujet qui m’a longtemps interpelé. Ce phénomène migratoire d’une ampleur tout à fait exceptionnelle est survenu à compter des années 1840 et s’est poursuivi sans interruption jusqu’en 1930. On évalue à environ 350,000 (certains auteurs parlent même de 1 million) le nombre de personnes d’expression  française qui ont quitté le Haut-Canada d’alors (le Québec d’aujourd’hui) ainsi que l’Acadie pour aller vivre dans les États de la Nouvelle-Angleterre ainsi que dans le Midwest américain (Michigan). Ces migrants s’établissaient sur un nouveau territoire, soit individuellement, mais surtout en famille, pour y travailler dans les nombreuses filatures de coton et de laine et aussi dans les manufactures de la chaussure en opération à cette époque. L’arrivée de ces vagues d’émigrants voyageant par voie de terre, contrairement aux Irlandais arrivant par voie de mer, a contribué à façonner une société qui a d’abord vécu refermée sur elle-même mais qui, grâce à son clergé, grâce à ses paroisses,  est parvenue à se créer un fort réseau scolaire et hospitalier. Sous la bannière de la langue et du catholicisme cette société a prospéré pendant plus de cinquante ans sur un territoire qui lui a été souvent hostile.
Néanmoins elle a succombé aux forces de l’intégration et s’est graduellement fondue dans la masse anglo-saxonne. Ce mouvement migratoire aujourd’hui totalement éteint a été abondamment décrit par plusieurs historiens.

J’ai consulté notamment les trois études suivantes:

1) Gérard J. Brault, The French-Canadian Heritage in New England, University Press of New England, (1986).
2) Yves Roby, Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre, 1776-1930, Àditions Septentrion, Sillery (Québec), 1990.
3) David Vermette, A Distinct Alien Race – The Untold Story of Franco-Americans, Baraka Books (Montréal), 2018.

D’un point de vue généalogique, nos familles Cotnoir / Cottenoir / Préville ont elles aussi fait partie de ce mouvement migratoire.
Les recensements effectués tous les dix ans aux États-Unis montrent que la progression du nombre de personnes ayant le patronyme Cotnoir, Cottenoir ou Préville a été en constante progression à partir de 1865. Lors du recensement de 1910, il y avait 23 Cotnoir et 52 Préville vivant aux U.S.A. En 1940, on dénombre 192 Cotnoir et 91 Préville. Combien sont-ils maintenant en 2021? Difficile d’avancer des chiffres. On verra bien sous peu, car les données du recensement de 1950 seront connues sous peu.
Entre-temps nous pouvons constater que plusieurs des individus répertoriés lors du recensement de 1940 sont aussi inscrits dans notre base de données généalogiques. Mais il nous manque toutefois beaucoup de renseignements concernant leurs descendants qui sont nos contemporains.

Nous entreprendrons dans les jours qui viennent une vaste enquête auprès de ces citoyens américains dont le patronyme est Cotnoir / Cottenoir et Préville et qui sont âgés entre 60 et 85 ans. Nous en avons ciblé plus d’une centaine.  Cette opération portera le nom de code : « Missing Links Project« . Des nouvelles sous peu….

Une réflexion sur “À la recherche de nos cousins Franco-Américains

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